Journal communiste : La Riposte
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Impressions du Venezuela

26
05-2011

L’article suivant a été rédigé et nous a été envoyé par un jeune Français parti au Venezuela comme touriste, et qui, une fois sur place, s’est intéressé de très près à la révolution vénézuélienne, qu’il soutient.

*

C’est lors d’un voyage au Venezuela que j’ai compris le sens réel de la lutte des classes. Au départ, je n’étais venu dans ce pays que dans un cadre touristique. Mais sur place, j’ai pris conscience de l’ampleur de la Révolution bolivarienne. Je me suis très vite rendu compte du décalage entre la réalité et ce que l’on peut lire dans les médias capitalistes occidentaux, sur le Venezuela.

Des avancées sociales et culturelles

C’est en discutant simplement avec les Vénézuéliens que l’on comprend les progrès et les acquis de cette révolution. Il ne faut pas oublier qu’avant l’arrivée de Hugo Chavez au pouvoir, une grande majorité de la population était laissée-pour-compte.

Aujourd’hui, selon l’UNESCO, l’analphabétisme ne toucherait plus que 2 % de la population, grâce au programme mis en place par le gouvernement sous la forme de la mission Robinson, qui a permis à plus d’1,6 million de personnes d’apprendre à lire et à écrire. Par ailleurs, les missions Ribas et Sucre permettent à ceux qui le souhaitent de poursuivre des études secondaires, puis universitaires. A ce jour, plus d’un million de personnes en ont bénéficié.

En 2003, la mission barrios adentros a été lancée. Après un accord passé avec Cuba (qui met à disposition des milliers de médecins), des centres de consultation gratuits spécialisés aussi bien dans la médecine générale, l’ophtalmologie ou l’orthodontie ont été ouverts dans tout le pays, et notamment dans les quartiers les plus défavorisés.

En douze ans de révolution, la culture s’est aussi considérablement développée. Avant, seule une petite élite bourgeoise y avait accès. Aujourd’hui, les centres culturels et musées se sont largement ouverts au public : expositions, concerts, spectacles ou rétrospectives. La culture est désormais un droit pour tous, au Venezuela. Et depuis 2008, avec la mission Corazón Adentro, des ateliers de danse, de théâtre, de musique ou encore d’art plastique sont organisés dans les quartiers défavorisés.

La Estancia PDVSA de Caracas est devenue un symbole de cette ouverture. Cette ancienne hacienda de café, qui appartient à l’entreprise pétrolière PDVSA, a été convertie en centre d’art, alors qu’elle était à l’origine destinée au bon plaisir d’une minorité privilégiée de PDVSA, qui y organisait des événements privés. C’est suite à la défaite du sabotage pétrolier de décembre 2002 et aux changements qu’elle a occasionnés, au sein de l’entreprise, que la nouvelle administration en a ouvert les portes au grand public.

Sur la liberté de la presse

On entend souvent la droite et les médias occidentaux critiquer le gouvernement vénézuélien pour de prétendues atteintes à la liberté de la presse. Or, 80 % des journaux du pays se déclarent d’opposition ou « neutres » ! Par ailleurs, la presse d’opposition est loin d’avoir peur de la censure, ici, et les attaques contre le président sont fréquentes, violentes et souvent inexactes – voire complètement fausses.

En 2007, un événement avait particulièrement retenu l’attention : l’annonce du refus de renouveler la licence de la chaîne de télévision RCTV, connue pour être très critique envers le gouvernement. Il avait été dit que Chavez s’opposait à la démocratie et qu’il souhaitait bâillonner les médias. Or les faits étaient tout autres. En une année, RCTV avait commis pas moins de 652 infractions. De plus, la chaîne était connue pour inciter au désordre public, comme lors des manifestations de décembre 2002, sans oublier qu’elle avait soutenu le coup d’Etat d’avril 2002.

En finir avec le capitalisme !

Aujourd’hui, l’une des principales préoccupations est l’inflation. En 2010, elle a augmenté de 27,2 %. Sur le seul premier trimestre 2011, elle a bondi de 6 %. Si les critiques visent essentiellement le gouvernement, comment ne pas porter son attention sur les entreprises capitalistes vénézueliennes, qui au lieu de développer la production et l’industrie, la ralentissent, favorisant ainsi les importations. Ce n’est ni plus ni moins qu’un sabotage visant à en finir avec la révolution bolivarienne. Tant que ces pans de l’économie ne seront pas nationalisés, sous le contrôle des travailleurs, jamais le Venezuela ne pourra mener la révolution à son terme.

Chavez a récemment annoncé qu’il comptait faire une proposition afin d’élever de nouveau le salaire minimum (1223,89 bolivars actuellement, soit 197,64 euros), ainsi que les retraites. Néanmoins, le président a rappelé qu’en 2010, aucun prix n’avait subi d’augmentation dans les magasins ou supermarchés appartenant à l’Etat (Bicentenario, Comerso Socialista). A l’inverse, les magasins Mercal Alimentos (de la mission Mercal, œuvrant à la distribution et à la vente de produits alimentaires aux plus démunis) continuent de vendre en dessous de 30 à 45 % du prix normal sur le marché actuel, la différence étant payée par le gouvernement. Sans oublier PDVAL, la filiale de PDVSA (Petróleos de Venezuela), qui revend également à un prix régulé des aliments et du matériel de maison, soit produits et directement commercialisés au Venezuela, soit, selon certains accords conclus avec d’autres pays d’Amérique latine, échangés contre du pétrole.

Néanmoins, l’opposition s’est emparée du sujet et en a fait un argument de campagne. Comme lors des dernières élections législatives de septembre 2010, où certains ont parlé d’un revers. Or, même s’il est vrai que l’opposition a gagné dangereusement du terrain, le PSUV (Partido Socialista Unido de Venezuela) conserve une majorité de députés à l’Assemblée.

Il est clair, cependant, que le résultat de ces élections était un sérieux avertissement. La corruption continue de régner au sein de la bureaucratie, héritage des anciens gouvernements. Récemment encore, des containers de nourriture destinés à être distribués ont été découverts : ils allaient être revendus sur le marché parallèle. Certaines personnes, et c’est tout à fait logique, ne font pas de différence entre la révolution et une partie de cette administration corrompue qui la dirige, car elles vont de pair ! Ainsi, un nombre croissant de Vénézuéliens perd confiance dans cette révolution.

Hugo Chavez a souvent dénoncé la bureaucratie qui gangrène l’administration bolivarienne à tous les niveaux – et ralentit le processus révolutionnaire. Prenant l’exemple de la bureaucratie en URSS, Chavez a rappelé que c’est cette bureaucratie qui avait stoppé le formidable élan de la révolution bolchevique.

Une révolution à mener à terme

Le peuple vénézuélien est conscient de son destin, et conscient qu’il doit se prendre en main. Des ouvriers venant de toutes les régions du pays ont dernièrement manifesté à Caracas, réclamant entre autre d’en terminer avec la bureaucratie et le capitalisme. Ils demandent un contrôle ouvrier total dans les usines, comme c’est le cas déjà dans cinq d’entre elles. Par exemple, l’usine Inveval, située à Los Teques, dans l’état de Miranda, avait été expropriée par le gouvernement en 2005 (au terme d’une lutte de plusieurs années), et est gérée aujourd’hui uniquement par les travailleurs de l’entreprise. Elle fabrique des valves pour l’industrie pétrolière.

Le Venezuela est encore loin d’en avoir fini avec le capitalisme. Le chemin est encore long, et si la révolution bolivarienne ne veut pas s’essouffler, après 12 ans de bataille, une vitesse supérieure doit être enclenchée. Car le capitalisme, comme un cancer, s’est infiltré à tous les niveaux et s’accroche. Et comme l’expliquaient K. Marx et F. Engels dans le Manifeste du Parti Communiste : « Les communistes ne s’abaissent pas à dissimuler leurs opinions et leurs projets. Ils proclament ouvertement que leurs buts ne peuvent être atteints que par le renversement violent de tout l’ordre social passé. Que les classes dirigeantes tremblent à l’idée d’une révolution communiste ! Les prolétaires n’y ont rien à perdre que leurs chaînes. Ils ont un monde à y gagner. »

¡ Y que siga la Revolución !

Cédric B.


Vos réactions...

Impressions du Venezuela

Le 26 mai 2011, par Bruno

Cet article me semble discutable à plusieurs égards. Il tend à faire croire que la révolution chaviste avance, et que d’autre part seuls les capitalistes lui barrent le chemin. La réalité est moins manichéenne. La bureaucratie qui gangrène le mouvement Chaviste n’est pas le seul fait que des caciques de la IVème république. Et même dans ce cas, qui les laisse en fonction ? Qui leur confie charges et mission(es) ? Qui les habillent de t-shirts rouges ?
Après 12 ans, si une volonté réelle de nettoyer la vie publique Vénézuélienne avait été entreprise, il y aurait des résultats.

Concernant l’inflation, on ne peut pas accepter les arguments du chavisme institutionnel. Les prix des produits alimentaires à Mercal et Pdvals sont 30% moins chers que les produits du marché capitaliste ? C’est vrai, sauf que les Mercal et Pdvals sont plus souvent vides que pleins... Quand leurs produits ne se retrouvent tout simplement pas en vente dans les rues, sur le marché informel des vendeurs à la sauvette (boneros) A qui la faute ? Aux capitalistes qui refusent de vendre leur produits à bas prix, et qui spéculent, c’est clair, mais que fait le gouvernement rrrévolutionnaire ? Il leur augmente les crédits de devises CADIVI, pour amasser de plus juteux profits...

Par exemple, combien d’entreprises à capitaux uniquement vénézuéliens ont été nationalisés par le gouvernement de Chavez ? Faites pas le compte, c’est le désert...

Savez-vous aussi que la chaîne de supermarchés "Bicentenario" qui avant d’être nationalisée s’appelait "Exito" propriété du groupe Casino, est officiellement gérée par le groupe... Casino ? Les capitalistes ont un meilleur savoir faire dans l’exploitation des travailleurs, c’est vrai !

Le gouvernement Chavez a récemment livré un communiste d’origine colombienne (mais de nationalité Suédoise) au gouvernement réactionnaire et narcotrafiquant de Colombie... Sans parler de son soutien politique aux gouvernements libyen et iraniens…

Ne prenons pas les désirs de Chavez pour la réalité. Tout en soutenant ce mouvement, il faut garder un œil critique sur la réalité.

Fraternellement,

Bruno (de La Riposte)


Impressions du Venezuela

Le 26 mai 2011, par Bruno

Autre info toute fraîche, les prix du métro à Caracas vont connaitre une augmentation de 150% d’ici Décembre 2011.

Avec du Socialisme comme ça on se demande quelle est la différence avec le capitalisme ??

Source Apporea : http://www.aporrea.org/actualidad/n181663.html


Impressions du Venezuela

Le 27 mai 2011, par maxime fayret

Le donnage de leçons à 15000 km de distance est devenue une spécialité professionnelle de groupes qui ne représentent que quelques décimales dans les votes de la population. troskistes, écologistes, staliniens, à chaque révolution, c’est la même récup politique par les éternels 0, 03 % de la politique. Même Marx et Engels avaient un peu d’humour et d’humilité. Un conseil amical : faites vous élire d’abord en France, réalisez ne serait-ce qu’un pour cent de ce qu’a fait le Vénézuéla, et on vous critiquera à notre tour, "fraternellement". Sinon laissez les vénézuéliens faire la critique de leur révolution car ce sont eux qui transforment leur réalité.


150% !!

Le 27 mai 2011, par Antonio

@BRUNO
C’est vraiement dégueulasse de parler comme ça de l’augmentation de 150% des prix du métro ; il faut mettre les choses dans leur contexte :

combien coute le métro aujourd’hui ? 0,5 bolivars Il va passer à combien ? 1,5 bolivars. ça représente une augmentation de 150% : c’est vrai, mais qu’est ce que ça représente dans la vie de tous les jours de habitants de Caracas ???

Pour se faire une petite idée : paquet de cigarettes = 25bolivars, plein d’essence = 7 bolivars (! !!), "baguette" = 5 bolivars...

Alors OUI le metro augmente de 150%, mais est ce que c’est comme si le metro parisien passait de 1,70 Euros à 4,25 Euros ?? RIEN A VOIR, c’est plutot comme s’il passait de 0.15 Euros à 0,375 Euros.

Avec ta phrase ""avec du Socialisme comme ça on se demande quelle est la différence avec le capitalisme ??"" tu me fais penser à Libération (une demie vérité est pire qu’un mensonge).


Impressions du Venezuela

Le 27 mai 2011, par Bruno

A tous les camarades qui pensent avoir a faire à un donneur de leçons, je vous invite à visiter la réaliter Vénézuélienne de visu, comme j’ai eu l’occasion de le faire. Il n’y a aucun type de "donnage de leçon" a 1500 km mais l’expression quotidienne de nombreux vénézuélien sur la réalité éffective sur place.
Si les camarades veulent s’informer je les invites à lire en Espagnole les sites d’information d’Aporrea ou de nos camarades de Lucha de Clases, lisez donc les tribunes libres des militants de ce pays, c’est édifiant.
Que ces tristes vérités vous chocs libre a vous, moi ce qui me choque c’est un gouvernement "révolutionnaire" dont certains ministres sont compromis dans des affaires financières avec l’opposition Vénézuélienne, c’est l’impunité totale des meurtriers de militants paysans et ouvrier (Mitshubishi), c’est la déportation illégale d’un militant Communiste vers la Colombie, et c’est la grande tolérance de Chavez avec la bourgeoisie Vénézuélienne.
Ce sont malheureusement des faits, qui nuisent plus que tout à la Révolution.

PS : le prix du pleins était de 3 Bolivars il y à 2 ans... Inflation quand tu nous tient... mais a titre de comparaison le prix de l’essence n’est pas significatif pour mesurer le niveau de vie d’un pays producteur de pétrole.


Impressions du Venezuela

Le 27 mai 2011, par Bruno

PS : pour le Metro, on ne peux pas comparer le niveau de vie des Français et des Vénézuéliens, soyons sérieux, le salaire minimum au Venezuela est proche des 250 $ /mois ...


Impressions du Venezuela

Le 27 mai 2011, par Maximilien R.

Il est idiot de dire que seules les "personnes concernées" peuvent émettre une opinion sur un fait d’une aussi grande importance qu’une révolution. Si c’était vrai, tout le travail de tous les historiens et de tous les sociologues du monde serait a jeter à la poubelle. Si ce que dit Bruno vous semble si absurde, répondez y par des arguments sensés, non par des invectives.


Impressions du Venezuela

Le 27 mai 2011, par librepenseur007

Bruno, le problème est que Chavez affronte des problématiques très complexes dont nous n’avons qu’une information partielle. L’attaquer sur cette base équivaut à faire le jeu de l’opposition, un peu comme le groupe d’extrême-gauche Bandera Roja qui ne cesse d’attaquer Chavez et a même manifesté contre lui en 2002.

Pour le cas Becerra, qui est clairement un piège tendu par la CIA, Chavez a choisi de ne pas tomber dedans, dans l’intérêt de sa Patrie. La stabilité de son pays lui est apparu comme étant plus importante que Becerra. C’est triste mais cela se comprend.

D’autre part, il est allié avec Ahmadinejad peut-être parce que le président iranien n’est pas ce qu’on raconte dans les médias occidentaux. Je dirais de même pour Kadhafi dont le niveau des indicateurs sociaux de son pays sont les plus élevés d’Afrique.

Au final, bien sûr, la politique de Chavez n’est pas parfaite, loin de là, mais c’est au vénézuéliens d’en décider, pas à nous.

Pour plus d’information, vous pouvez consulter mes vidéos traduites en français de ce président atypique.

http://www.dailymotion.com/librepen...


Autres Impressions du Venezuela

Le 27 mai 2011, par Frazine

*Le salaire min : 200 euros et cela avec le prix de Petrole a 100 dollars
*Le chomage : non connu !!
*Inflation : elle a augmenté de 27,2 % !!!
Des magasins d’alimentations d’etat 30 % moins cher :mais le plus souvent vide ou de tres mauvaise qualite .
*Corruption de certains ministres et des dirigents politique et industriel
*La bureaucratie
* La demagogie et le populisme du colonel
*Soutient politiques de colonel Chavez aux regimes fascistes comme au colonel Khadafi en Libye et colonel Ahmadinejad de l’armee religieuse des mollahs d’Iran
*Deportation d’un militant communiste vers la colombie


Impressions du Venezuela

Le 28 mai 2011, par Greg Oxley

Camarades,

J’ai trouvé cet article très intéressant. L’auteur est manifestement enthousiasmé par la révolution vénézuélienne mais, en même temps, conscient du fait qu’elle n’a pas été menée à son terme et des obstacles qu’elle doit encore surmonter. L’article ne prétend pas être une analyse détaillée et exhaustive. Ce sont, comme le titre l’indique, des "impressions".

Le tableau aurait donc besoin, en effet, d’être complété. C’est dans ce sens qu’il faut comprendre les remarques d’autres camarades, comme Bruno, qui mettent en évidence les conséquences négatives - et extrêmement dangereuses pour la révolution - des zigzags et contradictions de Chavez. Nous l’avons dit depuis le début : il est impossible de résoudre les problèmes écrasants qui pèsent sur le peuple vénézuélien sans briser l’emprise économique des capitalistes, c’est-à-dire sans mobiliser l’énergie révolutionnaire des masses pour exproprier les capitalistes et placer la direction de l’économie et de l’Etat entre les mains des travailleurs.

Chavez a pris des mesures positives. Mais, d’une part, ces mesures sont insuffisantes et, d’autre part, elles ne pourront jamais être consolidées tant que la menace contre-révolutionnaire n’aura pas été définitivement écartée par une révolution socialiste.

Parfois, Chavez indique qu’il est conscient de cette réalité. Mais parfois il indique le contraire. Et certains aspects de la politique menée par Chavez vont directement à l’encontre des intérêts des travailleurs. Sa politique incohérente et contradictoire s’explique par sa tentative de résoudre les problèmes créés par le capitalisme sur la base de ce même système. Quelques nationalisations qui ont eu lieu, certes, mais l’économie du pays demeure une économie capitaliste.

Le commentaire de Maxime Fayret ne peut pas être pris au sérieux. Ce n’est pas la première fois que nous entendons cette idée saugrenue, selon laquelle on n’a pas le droit d’exprimer un point de vue sur un pays si on n’est pas « sur place ». Les révolutionnaires en France doivent-ils donc limiter leur champ de réflexion et leur esprit critique aux seules questions « françaises », et ne pas s’occuper de ce qui se passe ailleurs ? C’est tout bonnement idiot, n’est-ce pas ? Heureusement qu’on n’habite pas au Luxembourg ! La lutte pour le socialisme est une lutte internationale. Le monde entier nous intéresse. Et la question de la victoire ou de la défaite au Venezuela nous intéresse au plus haut point.

Fraternellement,

Greg Oxley


Impressions du Venezuela

Le 30 mai 2011, par Cédric Benaros

Bonjour,

Je ne pense pas que mon article puisse donner le sentiment d´être naïvement manichéen. J’ai certes souhaité le commencer, en rappellant les acquis et les bienfaits qu’avait apporté la révolution, mais sans non plus, les confronter au seul "grand méchant capitalisme".

Je suis bien conscient des ambiguités dans les déclarations et les actes de Chavez, et des manigances entre le gouvernement et certains capitalistes, mais à qui la faute ? Je crois réellement que la corruption dans la bureaucratie vénézuélienne y est pour beaucoup. Changer donc la vie publique vénézuélienne ? Difficile si les même qui doivent la changer ne veulent pas de ce changement.

Une grande mission promettant la construction de millions d’habitations dans le pays a été lancé il y a peu, la misión Vivienda. Pour mener à bien ce programme, le gouvernement va faire appel à des entreprises publiques et... Privées. Alors oui, il y a de véritables incohérences dans les actions menées. Mais comme je l’écris à la fin de mon article, je pense que le pays s’est embourbé dans cette révolution bolivarienne, que les avancées sont minimes aujourd’hui, et la seule solution, serait une Révolution dans la "révolution"…

Pour ce qui est du cas de Becerra, il est vrai que Chavez en a deçu plus d’un. Piège de la CIA ou pas, j’ai cru comprendre que le Venezuela avait signé une petite semaine avant, des accords d’extradition avec la Colombie.

Alors certes, la révolution est loin d’être parfaite, et encore plus peut-être ici au Venezuela, le peuple doit lutter. Je pense néanmoins qu’il y a un véritable espoir en ce pays.

Cédric Benaros


Impressions du Venezuela

Le 30 mai 2011, par Bruno

Camarades, ce que je souhaitais signaler par mes remarques est la situation tres difficile dans laquel se trouve la revolution Venezuelienne. En tant que Communistes nous ne devons pas nous satisfaire des declarations triomphalistes (et fausses) vehicules par la bureaucratie Venezuelienne. Aujourdhui c’est cette bureaucratie, cette inertie, cette politique de zig-zag qui essoufle les masses. Les combinaisons politiques et les compromis de classe de Chavez ne provoquerons pas un sursault populaire mais ne feront qu’aggraver l’apathie general. La lutte contre la corruption ne peux avoir lieux quand elle est dirige par la bureaucratie elle-meme, et personnelement je fais plus cas des faits que des declarations d’intentions.
Par exemple il est exagere de dire qu’il n’y a pas de chomage au Venezula quand pres de 50% de la population vis du secteur informel.

Mes impressions du Venezuela sont tout autre aujourd’hui qu’il y a quelques annees, la masse des Venezueliens, se raccroche aux missions qui fonctionnent encore, mais est tres decus de la situation economique tres difficile que traverse le pays.
Il est notable de voir les manifestations de masses se reduire en nombre et en intensite, notable de voir le vote PSUV s’effondrer aux elections.
(regardez les resultats en nombre de vote aux dernieres elections legislatives)
Ce qui me semble important de comprendre c’est l’impasse ou mene le reformisme politique en periode de contradiction du systeme capitaliste. Depuis la crise, les pas vers la socialisation de l’economie ont ete tres timides, et beaucoup de reformes ne sont que keynesienne, empechant la prise de controle de l’economie par les masses.

Pour parler de la mission Vivienda, cette mission nous promet ce qui n’a pas ete seulement initie en 12 ans de Bolivarisme. On peux esperer beaucoup de cette initiative, mais aux mains des memes bureaucrates nous aurons surement des resultats douloureux, apres les effets d’annonce.

Fraternellement


Impressions du Venezuela

Le 2 juin 2011, par Bruno

Un autre militant Colombien viens d’être arrêté au Venezuela sur demande de la Colombie. Il s’agit d’un musicien, pro-FARC accusé par la Colombie de "trafique de drogue". Le gouvernement Vénézuelien viens d’annoncer sa prochaine expulsion aux autorités Colombienne :
http://aporrea.org/actualidad/n1821...

Le Parti Communiste Vénézuelien s’insurge contre cette action et s’interroge sur la protection des réfugiés politiques au Venezuela : http://www.aporrea.org/internaciona...

Chavez semble donner de sérieux signes à l’impérialisme...



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