Acceuil
   Rechercher un article : |    : Venezuela : solidarité avec les travailleurs d’Inaf, Inveval, Gotcha et MDS !... |
PCF DEBATS
FETE HUMA
espace
Toute l'amérique latine un seul click Pas touche au Venezuela ! Non à la guerre impérialiste !
»La révolution cubaine en danger
»Les limites du réformisme « anti-libéral »
»Le socialisme n’est pas une utopie, mais une nécessité
»La Raison en révolte
»Le déclin du capitalisme français et la lutte pour le socialisme
»Le marxisme et la question nationale
»La révolution de Mai 68
» Introduction à la théorie économique de Marx
»Trois conceptions de la révolution russe
»La barbarie, la civilisation et la conception marxiste de l’histoire
»Contre le sectarisme de "l’extrême gauche"
»La Commune de Paris, 1871
»La révolution russe de 1917 [vidéo]
»Les marxistes et la révolution vénézuélienne
»Socialisme et religion : l’affaire du foulard islamique à l’école
»La lutte des classes et l’émancipation des femmes
Demandez nos brochures
Accueil / Auteurs / La rédaction Imprimez l'article    Envoyez l'article
Pierre Broué et le « projet Trotsky »
« La jeunesse doit redécouvrir les écrits de Trotsky »
Soutenez La Riposte : abonnez-vous à notre journal ou faites un don !
 Pierre Broué et le « projet Trotsky »
L’interview suivante a été réalisée par Alan Woods. Ensemble, nous avons rendu visite à Pierre Broué le 9 octobre 2003. C’était la troisième fois que je le rencontrais. La première fois était au mois d’août 2003, avant son hospitalisation, lorsque j’ai eu le privilège d’accueillir chez moi, pendant une dizaine de jours, le petit fils de Léon Trotsky, Esteban Volkov. Esteban revenait d’un voyage à l’Ile de Prinkipo, près d’Istanbul, où il a pu visiter la maison dans laquelle il a vécu avec son grand-père, à partir de janvier 1931. Esteban est un ami de longue date de Pierre Broué et ne pouvait imaginer quitter la France sans lui rendre visite. C’est lors de cette rencontre que Pierre nous a fait part de son désir de se rapprocher de notre mouvement et de rencontrer Alan Woods. Fort heureusement, depuis notre dernière visite et la réalisation de cette interview, l’état de santé de Pierre s’est considérablement amélioré. Nous espérons avec lui qu’il pourra reprendre son travail prochainement. Greg Oxley

Pierre Broué est mondialement reconnu pour son inépuisable travail d’historien du mouvement révolutionnaire international. Ses écrits au sujet de l’histoire du Parti Bolchevik, de l’International Communiste, de la Révolution Espagnole, et, surtout, sa récente biographie de Trotsky, ont été largement acclamées. Son dernier ouvrage sur l’Opposition de gauche au Stalinisme est une autre contribution majeure de cet exceptionnel historien trotskiste, qui a consacré toute sa vie au combat pour le socialisme international.

Pierre était encore un jeune homme lorsqu’il a rejoint la résistance française, aux heures sombres de l’occupation de la France par les Nazis. Il est ensuite devenu un militant de la Quatrième Internationale et demeure, à ce jour, un fervent trotskiste. Malheureusement, depuis peu, il n’est pas au meilleur de sa forme, et se repose dans les contreforts pittoresques des alentours de Grenoble. Je l’ai trouvé alerte, plein de vie et maniant avec énergie un sens de l’humour très français. Son esprit révolutionnaire rayonne à travers chacune de ses phrases.

Je l’ai d’abord interrogé sur le « projet Trotsky » [la republication, en anglais, des écrits de Léon Trotsky], auquel il a l’intention de collaborer.

Alan Woods : Que penses-tu de notre projet de republier les travaux de Léon Trotsky ?

Pierre Broué : La décision qu’a prise In Defence of Marxism de republier les écrits de Trotsky est une excellente initiative à laquelle j’accorde tout mon soutien. La jeunesse doit redécouvrir les extraordinaires traditions révolutionnaires du passé. La publication de Ma vie, l’autobiographie de Trotsky, serait une bonne façon d’entamer ce projet. Ces mémoires révèlent beaucoup de choses au sujet de Trotsky, de ses idées et des grands évènements qu’il a vécus.

AW : Je crois savoir que tu écriras une préface à la nouvelle édition de Ma vie.

PB : Naturellement ! Je m’y consacrerai dès que j’aurai rejoint mes livres.

AW : Ton dernier ouvrage porte sur l’Opposition de gauche au Stalinisme. Aimerais-tu en dire quelques mots ?

PB : C’est un sujet très important auquel, selon moi, on prête trop peu d’attention. Il est primordial que la jeunesse, notamment, en soit instruite.

AW : Je crains que ce livre n’ait pas été traduit en anglais. De façon générale, peu de tes livres sont disponibles en anglais, et c’est fort dommage. Je crois qu’à l’avenir, nous devrions les éditer.

PB : Ce serait extraordinaire.

AW : Oui. Je pense en particulier à ta biographie de Trotsky, qui est un excellent antidote à celle, très mauvaise, qu’a écrite Deutscher. (Pierre fait alors un geste ironique, à la manière d’un homme qui chasse une mouche. Je lui ai ensuite demandé comment il est entré en contact avec notre mouvement.)

PB : Quand j’ai pris connaissance de votre travail sur le site In Defence of Marxism et sur celui de La Riposte, j’ai compris que nous aurions dû entrer en contact et travailler ensemble depuis longtemps. Je pense que, politiquement, nous sommes sur la même longueur d’onde. En termes d’analyse et de théorie politiques, votre tendance se tient bien au-dessus de toutes les autres. Malheureusement, lorsque, finalement, nous nous rencontrons, je suis assez malade, comme vous pouvez le constater. Je me rétablirai dès que possible. A de nombreux égards, c’est un nouveau départ pour moi.

AW : Comme tu le sais, Ted Grant vient juste de fêter son 90ème anniversaire. Je me demandais si tu voudrais lui dire quelques mots ?

PB : Certainement ! Je connais Ted Grant depuis de nombreuses années, bien sûr. Comme on dit en France, il semble exister depuis l’époque de Clovis ! Malheureusement, je crois que nous ne nous sommes jamais rencontrés. Mais nous avons eu un ami commun en la personne de Raoul, qui était un militant de longue date dans le mouvement trotskiste français. Il m’a souvent parlé de Ted, qu’il tenait en haute estime. Cependant, pour une raison ou une autre, peut-être la crainte d’être accusé de « fractionnisme » - c’est ainsi que les choses se passaient, à cette époque, dans l’organisation à laquelle nous appartenions tous deux -, il ne m’a jamais montré les écrits de Ted.

A mon grand regret, je n’ai pas alors fait l’effort d’entrer en contact avec lui. Je n’ai lu ses écrits que ces dernières années, et je les ai trouvés très intéressants. Quoi qu’il en soit, je suis maintenant très désireux de collaborer avec votre tendance. Nous devons discuter de politique, de méthodes travail, et tenter de parvenir à un accord aussi complet que possible. Je crois que c’est tout à fait réalisable.

À Ted lui-même, je voudrais dire : « Ted, tu as toujours été un combattant. Tu luttes depuis de nombreuses années. Tu as toujours défendu des idées révolutionnaires. C’était une tâche très importante et tu peux être fier de ce que tu as accompli. À 90 ans, tu n’es plus un jeune homme, mais je pense que je pourrais quand même assister à ton centième anniversaire ! »

Entrevue réalisée à Grenoble

Publication : jeudi 9 octobre 2003

L’appel du « projet Trotsky » est disponible sur www.marxist.com

Voir aussi : Esteban Volkov : retour à Prinkipo



Répondre à cet article

Notre Journal
espace
espace
espace
marche rouge
espace
rejoignez la riposte
la riposte journal
espace
espace
espace
 
Soutenez La Riposte | Qui sommes nous ? | Contacter le webmestre | Espace privé
Site optimisé pour la version 7 d’Internet Explorer et la version 1.5 de Mozilla Firefox
©2002-2007 La Riposte RSS2.0
marché rouge