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Paris : succès des réunions publiques sur l’Amérique latine et le Venezuela
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Paris : succès des réunions publiques sur l’Amérique latine et le Venezuela

Près de 50 personnes ont assisté, le mardi 30 novembre, à la réunion publique organisée par La Riposte sur le thème du processus révolutionnaire en Amérique latine. Le principal orateur était Jorge Martin, de la campagne Pas Touche au Venezuela !. Jorge a surtout parlé de la révolution au Venezuela et au Mexique. Au sujet du Venezuela, il a expliqué que les élections du dimanche 3 décembre n’étaient pas des élections « normales ». L’opposition – c’est-à-dire l’oligarchie et l’impérialisme – était sûre de les perdre. Cependant, il était nécessaire d’anticiper sa réaction face à cette défaite. Il est clair qu’elle avait préparé un plan de déstabilisation reposant sur l’affirmation que les élections seraient frauduleuses. Jorge a insisté sur la nécessité d’être vigilant et de nous mobiliser, dimanche et lundi, pour faire obstacle à toute tentative contre-révolutionnaire de ce type. Mais Jorge a ajouté qu’après la défaite de l’oligarchie, le 3 décembre, la révolution devrait être complétée : les secteurs clés de l’économie devront être placés sous le contrôle de l’Etat – et l’Etat sous le contrôle de la classe ouvrière vénézuélienne.

A la tribune, il y avait également Iris Garcia, ministre conseillère de l’ambassade vénézuélienne, à Paris. Elle a insisté sur le fait qu’après les élections du 3 décembre, il faudrait accomplir, au Venezuela, une « révolution dans la révolution », de façon à faire avancer le processus. Elle a appuyé les explications de Jorge Martin sur le caractère anti-démocratique de l’opposition vénézuélienne – dont le candidat aux présidentielles, Manuel Rosales, a joué un rôle important dans le coup d’Etat d’avril 2002. Iris a défendu avec passion la révolution bolivarienne, et a remercié La Riposte d’animer, en France, la campagne Pas touche au Venezuela !.

Le débat qui a suivi les interventions de Jorge et Iris a couvert une large palette de sujets : la récente victoire de Correa, en Equateur, les erreurs de la direction de l’EZLN, au Mexique, les expériences de contrôle ouvrier au Venezuela, etc.

Le lendemain, une autre réunion publique s’est tenue, à Paris, sur les élections vénézuéliennes, à l’appel de différentes organisations solidaires de la révolution au Venezuela – dont Pas touche au Venezuela !. Une centaine de personnes avaient fait le déplacement, y compris des représentants des ambassades cubaine, bolivienne et vénézuélienne. Différents orateurs de partis et organisations de gauche – PS, PCF, France Amérique latine… – ont pris la parole à la tribune.

La réunion avait été organisée sur la base d’un « appel à défendre la démocratie au Venezuela ». Jorge Martin, qui faisait partie des orateurs programmés, a souligné qu’au Venezuela, la démocratie était menacée par l’impérialisme, l’oligarchie, les propriétaires des banques, de l’industrie et des terres, car ces derniers voulaient mettre un terme au processus révolutionnaire. Il a également expliqué qu’un débat sur le socialisme et le contrôle ouvrier a été ouvert, dans le mouvement bolivarien, et que ce débat était crucial pour le futur de la révolution vénézuélienne. Puis il a conclu que pour que ce débat ait lieu, il fallait d’abord se mobiliser pour battre la contre-révolution lors des élections du 3 décembre.

Ces deux réunions publiques ont confirmé l’intérêt et l’enthousiasme croissants que suscite le processus révolutionnaire en Amérique latine, ainsi que la volonté de se mobiliser, en France, pour défendre ce processus.

Publication : lundi 4 décembre 2006


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