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L’avenir du PCF : réformisme ou marxisme
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Le nouveau revers subi par le PCF, au premier tour des présidentielles, a envoyé une onde de choc à travers le parti. Comment est-il possible que le PCF recule encore, au terme d’un quinquennat marqué par des attaques à répétition contre les droits et les conditions de vie des travailleurs et de la jeunesse, ainsi que par plusieurs vagues de contestation, de grèves et de manifestations d’une ampleur sans précédent, depuis les événements révolutionnaires de mai 1968 ? Au cours de ces cinq années, des millions de personnes sont entrées en lutte contre les injustices du capitalisme. En 2003, il y a eu la mobilisation colossale contre la réforme des retraites et le mouvement contre la guerre en Irak ; en 2005, la mobilisation contre la Constitution Européenne ; en 2006, le mouvement contre le CPE – pour ne citer que les événements les plus importants. Au-delà même des rangs des manifestants et des grévistes, la colère et l’amertume face aux injustices étaient – et sont toujours – palpables. Les émeutes de novembre 2005 en étaient une expression, parmi bien d’autres.
Dans un tel contexte, un Parti Communiste devrait être comme un poisson dans l’eau. Et pourtant, force est de constater que l’assise sociale et électorale du parti, loin de se renforcer, s’est encore réduite au cours de la dernière période.
La direction du parti a convoqué un Congrès extraordinaire pour tirer les enseignements de cet échec. C’est une excellente initiative. Mais le Congrès ne résoudra rien s’il se contente des « explications » superficielles qu’on trouve dans les premiers communiqués que la direction nationale a publiés dans la foulée du 22 avril. Il est vain de chercher à expliquer le déclin électoral du PCF en invoquant des facteurs extérieurs au parti.
Causes externes ou internes ?
Par exemple, le rapport présenté par Olivier Dartigolles, lors du CN du 24 avril dernier, évoque le rôle des médias, qui n’auraient pas aidé le PCF. Evidemment qu’ils ne l’ont pas aidé ! Ils ne l’ont jamais aidé et ne l’aideront jamais. Les grands médias sont entre les mains du camp adverse. Dartigolles estime par ailleurs que le « jeu des institutions » capitalistes n’a pas, lui non plus, favorisé le PCF. Mais le contraire serait étonnant, n’est-ce pas ? Enfin, la stratégie de la direction du PS aurait fait du tort au PCF, semble-t-il, en jouant sur la peur des électeurs de gauche de revoir Le Pen au deuxième tour, et en les incitant donc à voter socialiste dès le premier tour. Mais s’attend-on vraiment à ce que les dirigeants du PS mènent campagne pour augmenter le score du PCF ? Tous les arguments de ce genre font penser à un boxeur vaincu qui, pour expliquer sa défaite, se plaint du fait que son adversaire n’arrêtait pas de lui porter des coups.
Le rapport semble enfin réhabiliter la veille « théorie » – dont on a si souvent usé et abusé, dans l’histoire du PCF – d’un « glissement de la société vers la droite ». Nous nous trouvons là face à un cas flagrant de tautologie. Pourquoi la gauche a-t-elle perdu ? Pourquoi le score du PCF s’effondre-t-il ? Eh bien, voyez-vous, s’il n’y a pas de glissement vers la gauche, c’est sans doute parce qu’il y a un glissement vers la droite !
En réalité, au cours des dernières années, la situation objective, dans le pays, a été – et demeure – extrêmement favorable au développement du Parti Communiste. La lutte des classes ne se développe jamais de façon linéaire, régulière. Inévitablement, elle est ponctuée par des périodes de reflux, de fatigue et de désorientation. Mais, dans l’ensemble, depuis 1995, la courbe des luttes sociales et politiques est ascendante. Et pourtant, sur la même période, la courbe du PCF a évolué dans le sens inverse. Les difficultés du PCF ne sont donc pas liées à des éléments extérieurs au parti. Elles ont des causes politiques internes. Ce sont ces causes-là qu’il faut regarder en face si nous voulons arrêter le déclin du PCF et le mettre en position de reconquérir le terrain perdu.
Il est vrai que, dans cette élection, le « vote utile », c’est-à-dire le vote tactique d’une partie de l’électorat de gauche visant à assurer la présence de Ségolène Royal au deuxième tour, a joué contre le PCF. Mais on aurait tort d’attribuer une trop grande importance à ce phénomène. Il faut regarder la situation du parti dans son ensemble, et pas seulement dans sa dimension électorale. Est-ce le vote utile qui a fait disparaître les sections d’entreprise ? Est-ce le vote utile qui a mené à la disparition de très nombreuses cellules locales du parti ? Est-ce le vote utile qui fait que le MJCF, malgré ses récents progrès, n’est que l’ombre de ce qu’il était il y a une quinzaine d’années ? Est-ce le vote utile qui a miné l’influence du parti dans la CGT, plombé les ventes de L’Humanité, plongé le parti dans la dette et mené à sa dislocation politique, au point que de nombreux dirigeants nationaux ont publiquement soutenu José Bové contre la candidate de leur propre parti ? Le fait est que le PCF est en train de perdre son assise non seulement auprès de la masse de l’électorat, mais aussi dans la couche la plus consciente et militante de la jeunesse et du salariat.
« Vote utile » ou pas, cette perte d’influence et de crédibilité dans l’« avant-garde » du salariat, et la perte conséquente des relais du parti dans le mouvement ouvrier et le salariat en général, s’accompagnent d’un déclin sur le plan électoral. Tous les aspects de cet affaiblissement sont indissociables, et ses causes sont autrement plus profondes que les réflexes tactiques d’une frange de l’électorat.
L’expérience de la gauche au pouvoir
Seule une fraction relativement réduite des travailleurs se forge son opinion sur les partis en lisant leurs programmes détaillés ou par une réflexion « idéologique ». La masse des travailleurs se fait son opinion sur la base de son expérience. Et quelle est cette expérience ? A trois reprises, depuis 1981, les travailleurs et les jeunes de ce pays ont porté la gauche au pouvoir – malgré le « jeu des institutions » et malgré le rôle des médias – dans l’espoir d’en finir avec les problèmes engendrés par le capitalisme. Au cours des 25 dernières années, la gauche a été au pouvoir pendant 15 ans (1981-86, 1998-1993 et 1997-2002). Le PCF a participé à ces gouvernements pendant 8 ans (1981-1984 et 1997-2002). Chaque fois, les dirigeants de ces partis ont promis un « changement ». Mais chaque fois, il n’y a pas eu de changement.
Sur toutes les questions fondamentales, les gouvernements de gauche se sont alignés sur les intérêts des capitalistes. Sous la droite comme sous la gauche, les inégalités sociales se sont aggravées. La grande misère – soupes populaires, SDF par centaines de milliers, chômage de longue durée, emploi précaire, « travailleurs pauvres », etc. – s’est accrue, cependant que des pans entiers de l’infrastructure industrielle du pays ont été privatisés, détruits ou délocalisés. Cette élection ne démontre pas que les travailleurs, les chômeurs, les jeunes et les retraités qui ont objectivement intérêt à rejeter la droite sont devenus réactionnaires ou se sont laissés gagnés par des « comportements inquiétants », pour reprendre la formulation du rapport de la direction fédérale de Paris. Elle signifie surtout qu’à partir de leur propre expérience, beaucoup de travailleurs ont tiré la conclusion que le programme de la gauche – PS et PCF confondus – ne propose aucune alternative sérieuse au capitalisme, que ce système est le seul possible, et qu’il va donc falloir faire avec. Le fond du problème est là, et non dans un épisodique « vote utile ».
Marie-George Buffet a dit que le résultat du premier tour ne traduit pas l’implantation sociale et l’audience réelles du PCF. Nous partageons ce point de vue. Elle a également dit que l’avenir du PCF ne dépendait pas d’un score électoral. Ceci est également vrai. Mais alors, de quoi dépend, au juste, l’avenir du PCF ? Il dépend, avant tout, du soutien de la couche la plus militante et politiquement consciente du salariat et de la jeunesse – celle qui est consciemment à la recherche d’un moyen d’en finir avec le capitalisme. C’est cette couche-là qui, tout au long de l’histoire du parti, a formé le socle essentiel de son assise sociale, et qui a permis au PCF, pendant les grandes offensives militantes et révolutionnaires des travailleurs, d’acquérir une véritable base de masse. Perdre ce socle, c’est condamner le PCF à l’effritement et, à terme, à la disparition.
L’expérience de la participation gouvernementale des dirigeants communistes – avec le blocage des salaires, les fermetures et la suppression de dizaines de milliers d’emploi dans les bassins industriels (sidérurgie, charbonnages) en 1983-84, puis les privatisations sous Jospin – a démoralisé et désorienté la base du PCF et miné sa position électorale. Elle a convaincu les travailleurs que, même si le discours du PCF est plus à gauche et plus revendicatif que celui du PS, au fond, dans la pratique, sa politique n’est pas fondamentalement différente. Ce que l’électorat socialiste tolère, en grinçant les dents, de la part des dirigeants du PS, l’électorat communiste ne le tolère pas de la part du PCF. Un parti « communiste » qui privatise ne sert à rien, si ce n’est à démoraliser son propre camp. C’est là que se trouve la clé de l’affaiblissement organisationnel et électoral du parti.
Au nom de la « modernité », le programme du parti a été progressivement vidé de toute mesure susceptible de remettre en cause la propriété capitaliste des banques, des grands groupes industriels et de l’économie en général. Le programme ne contient presque aucune nationalisation. Il avance une série de mesures destinées à réduire les profits des capitalistes – par des taxes, des prélèvements, des amendes, des augmentations de salaire, etc. –, mais ne vise pas à mettre un terme au système du profit. Il évite soigneusement de toucher à la propriété capitaliste. Ce réformisme « anti-libéral » constitue, en substance, un abandon du socialisme et un ralliement à l’économie de marché, c’est-à-dire au capitalisme. Dans la pratique, la défense de ce que Robert Hue appelait « l’économie de marché à dominante sociale » a mené à l’approbation des privatisations massives réalisées par le gouvernement Jospin.
« La nature a horreur du vide », disait Aristote, et le vide laissé par l’abandon du socialisme a été comblé en puisant dans le bric-à-brac intellectuel « altermondialiste » qui fait le fonds de commerce de mouvements comme ATTAC ou la Fondation Copernic. L’idée, derrière ce virage – ou ce « glissement » – du programme du parti vers la droite, était sans doute de le rendre plus acceptable aux yeux d’une certaine « opinion publique ». Mais il n’obtiendra jamais l’adhésion des jeunes travailleurs qui cherchent une alternative sérieuse au capitalisme.
Ce qui faisait la force du PCF, dans le passé – malgré tous les zigzags, les aberrations et les crimes de l’époque stalinienne – c’était que les travailleurs les plus avancés le considéraient comme le parti du changement révolutionnaire, le parti qui voulait abolir le capitalisme. Mais que trouvent-ils, aujourd’hui, dans le programme du PCF ? Va-t-on vraiment faire croire à des gens sérieux qu’on peut éliminer le chômage au moyen de « bonus » accordés aux patrons qui favorisent l’emploi, ou d’amendes et de sanctions fiscales pour ceux qui licencient ? Peut-on sérieusement prétendre que le « commerce équitable », la taxe Tobin, la réforme du FMI, ou encore la création d’une monnaie mondiale (le dernier dada de la rédaction de l’Humanité), constituent des armes sérieuses contre la rapacité patronale et le capitalisme ?
Expliquer les idées du socialisme
Face aux problèmes concrets posés par le capitalisme, il faut des réponses concrètes. Quel est, par exemple, le programme du PCF pour empêcher les délocalisations et les fermetures d’entreprises ? Cherchez partout : vous ne trouverez rien. Et pour cause : la seule façon d’empêcher les fermetures et les délocalisations, c’est l’occupation de l’usine et la lutte – faisant appel à la solidarité active du mouvement ouvrier et de la population en général – pour la nationalisation de l’entreprise sous le contrôle et la gestion des travailleurs. Voilà le programme que le PCF devrait défendre et s’efforcer de populariser. Mais la nationalisation ne cadre pas avec le réformisme « anti-libéral » actuellement en vogue dans les instances dirigeantes du parti. En conséquence, elles se retrouvent à implorer les patrons de changer d’avis – avec des cadeaux financiers à la clé – ou à chercher des repreneurs capitalistes.
Le système capitaliste exige la régression sociale dans tous les domaines. Quel que soit le taux de croissance du PIB, il n’autorise pas la mise en œuvre de réformes sociales conséquentes. Au contraire, la croissance du PIB dépend directement de l’augmentation du taux d’exploitation des salariés. La force motrice du capitalisme, c’est le profit. Les dirigeants du Parti Socialiste ont tenu compte de cette réalité. Leur programme ne contient aucune réforme conséquente. C’est pour cette raison qu’ils ont perdu les élections. Et c’est pour cette raison, aussi, qu’ils sont prêts à faire cause commune avec l’UDF.
Face à cette situation, nous avons besoin d’un PCF qui expose et explique la faillite du réformisme. Mais ceci n’est évidemment pas possible tant que le PCF lui-même ne sort pas du marécage « anti-libéral ». Le PCF doit dire clairement aux travailleurs qu’ils ne trouveront aucune solution aux problèmes sociaux et économiques sur la base du capitalisme, et que la lutte pour défendre l’emploi, les services publics et tout ce qui détermine leur niveau de vie est absolument indissociable de la lutte pour abolir la propriété capitaliste des banques et des ressources économiques en général. Il faut expliquer aux travailleurs qu’ils doivent s’emparer des moyens de production, qu’ils doivent, comme le disait Marx, s’ériger en classe dirigeante à la place des capitalistes, et organiser démocratiquement la vie sociale et économique du pays pour répondre à leurs propres besoins.
Le capitalisme n’apportera que précarité, chômage et pauvreté. Il démolira progressivement toutes les conquêtes sociales du passé. Quand Sarkozy parle de « liquider l’héritage de mai 1968 », il ne veut pas dire autre chose. Dans ces conditions, nous avons besoin d’un parti dont le programme est en conformité avec son nom. Il faut écarter les idées fallacieuses et inconséquentes du réformisme « anti-libéral » et adopter le programme et les idées du socialisme révolutionnaire.
Greg Oxley, PCF Paris
Publication : lundi 21 mai 2007
L’avenir du PCF : réformisme ou marxisme
Le 22 mai 2007, par Varlin
Bien que n’étant pas vraiment d’accord avec le point de vue de La Riposte sur Trotsky, je ne peux qu’encourager ce journal qui se bat pour la diffusion du marxisme au sein du PCF et en général dans le mouvement ouvrier. Quand à cet article de Greg Oxley, il est excellent, complet et à mettre dans les mains de tous les camarades du Parti !
Bonne continuation et à bientot dans les luttes !
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L’avenir du PCF : réformisme ou marxisme
Le 22 mai 2007, par RBBR
L’Analyse théorique de Greg Oxley est particulièrement roborative en ces temps troublés.
J’y souscris pleinement -et ceux de mon Site aussi- et l’ai produit sur ce dernier, AINSI QUE, par ailleurs, aussi sur le Site Bellaciao où votre absence est, à mon avis, regrettable.
À présent, je compte y veiller PLUS particulièrement.
NOUS NE SERONS JAMAIS DE TROP EN CE MONDE !
RBBR
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Bella Ciao refuse nos articles
Le 22 mai 2007, par La Riposte
Cher camarade,
Merci beaucoup pour ces encouragements. Nous sommes persuadés que de nombreux militants du parti se retrouveront dans cette analyse.
Concernant le site "Bella Ciao", nous n’y sommes pas souvent publiés pour une raison simple : le modérateur supprime nos articles, et ce généralement quelques minutes après leur publication. Des sympathisants continuent d’essayer de nous y publier, mais toujours avec aussi peu de succès.
Cela ne nous pose pas de problème. Après tout, ceux qui animent ce site en font ce qu’ils veulent, et s’ils refusent toute critique de la politique de la direction actuelle du PCF, c’est leur droit le plus strict.
Il ne te reste qu’une solution : faire connaître le site de La Riposte au plus grand nombre de camarades et sympathisants communistes !
Fraternellement,
Jérôme Métellus
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Excellent article
Le 23 mai 2007, par Yann GERMAIN
Excellente analyse ! Elle est claire, complète et permet vraiment de comprendre les raisons de l’affaiblissement du parti et les solutions pour y remédier.
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L’avenir du PCF : réformisme ou marxisme
Le 23 mai 2007, par Jacques Lesne
Camarade grey,
pour ce qui concerne "l’avenir du PCF", ce que tu exprimes dans ce texte est ce qui se rapproche le plus de ma position personnelle.
S’il s’agit de faire partager cette analyse par nos camarade du PC, je ne crois pas que la simple lecture de cet article suffise. Les chocs successifs subis par nos adhérents et sympathisants depuis bien longtemps les conduisent, soit à un activisme qui s’apparente à l’instinct de survie, et qui exclue toute critique à l’encontre de notre Direction, soit à un fatalisme qui démobilise et conduit à être utile pour "sauver les meubles".
Je pense que le prochain congrès, si on en juge par la niaiserie des textes du dernier Conseil national, ne changera pas grand chose à la situation.
Je crois que les délégués au congrès seront en phase avec les thèses "anti-libérales" à la mode chez nous ( nouveaux adhérents sans formation marxiste, etc, etc….), ou bien dans les oppositions ultra-minoritaires liquidatrices du congrès précédent.
Les communistes sont héritiers d’un mouvement dont les thèmes ont été repris par tous ceux qui avaient envie de se battre, même sans théorie et sans organisation. (hommage du vice à la vertu). (altermondialiste, etc..).
Nous n’avons pas à être à la remorque de ces derniers. Sans tomber dans la vanité d’auteur, les communistes doivent reprendre leur place, reprendre leur travail d’animation, d’analyse, d’organisation et de formation dans la lutte pour détruire, et non dépasser, le système capitaliste. Tout ce pour quoi le PC a sa raison d’exister.
Je dois dire que je n’ai pas tous les jours ce courage, mais je pense que nous devons, chacun et chacune dans nos organisations, contrer les accusations de passéisme et revenir à une attitude offensive , sans complexes, à la hauteur, au moins, des forces qui ont décrété notre disparition.
Je décide de me joindre à votre combat pour la propagation du marxisme en tant qu’outil le plus approprié au stade actuel de notre sociiété.
jacques lesne. PCF Bobigny.
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L’avenir du PCF : réformisme ou marxisme
Le 26 mai 2007, par emel
Trés bien, trés bien cette analyse, je la partage évidemment ayant été adhérent au pcf, militant syndical, convaincu de l’éclairante réalité des thèses de Marx.
Mais stratégiquement parlant ? Que faire ?
Un parti comme le Pcf, intransigeant sur les exigeances (nationalisations) peut il en l’état actuel les choses parvenir à une mobilisation électorale majoritaire ?
Non probablement pas à courte ou moyenne échéance tout au moins, et en étant optimiste.
Alors n’est il pas nécessaire de trouver des alliances sur une base minimum certes, mais cette base dépend évidemment du "poids" que l’on pèse dans les élections.
Et dans ce cas le compromis devient scabreux (voir ministres Pcf au gouvernement et démonstration de l’article.)
Alors que faire :
Chercher à remettre le Pcf sur les bases (justes à mon point de vue) proposés par Oxley et, donner des réponses (c’est ce que fait la LCR non ?) et continuer à avoir raison mais avec une représentation minoritaire durable (comme la LCR). Et remettre à dans combien d’années les changements hypothétiques espérés ?
Ou chrecher des alliances et là faire forcément ds compromis et se trouver entraîné dans les aléas du réformisme ?
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L’avenir du PCF : réformisme ou marxisme
Le 30 mai 2007, par Finage
Je partage largement les analyses de "la riposte", et ce depuis le congrès de Martigues. Il faut retourner aux fondementaux marxistes et les développer. C’est clair : un PC qui privatise, qui ne défend pas clairement les travaileurs, ça ne sert à rien… Et donc ça disparait ! Pour autant il faut tenir les deux bouts de la ficelle : il faut dans la mesure du possible, faire des alliances électorales mais pas à n’importe quel prix. Il ne faut pas sauver les sièges des notables, mais faire en sorte que la politique soit la moins dure possible pour la population. Cela suppose de poser des conditions et rompre quand elles ne sont pas respectées. C’est une question d’éthique, et ça manque ces temps-ci parmis les cadres du PCF
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L’avenir du PCF : réformisme ou marxisme
Le 2 juillet 2007, par Jacques POTIER
Le PCF ne doit pas être un super syndicat mais une force politique qui aide les syndicats et transforme la revendication syndicale en force politique révolutionnaire.
Il est essentiel que les syndicats soient plus puissants et jouent leur rôle de syndicat. Il est encore plus essentiel que le parti pousse les travailleurs à s’organiser et à donner une dimension politiqueà leurs luttes. ( Les travailleurs doivent s’approprier le pouvoir et le PCF en est l’instrument potentiel)
Jacques POTIER
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L’avenir du PCF : réformisme ou marxisme
Le 30 août 2007, par Morgan Termeulen
En tant que "jeune militant" du PCF, ce n’est que très récemment que j’ai eu vent de l’existence de La Riposte et que, en cela aidé par un de mes camarades du MJCF, j’y ai adhéré.
Je cherchais en effet à la fois une réponse à mes interrogations angoissées et une assise théorique sur laquelle je pusse élaborer une pensée politique cohérente ; inutile de dire que j’y ai largement trouvé mon compte.
N’étant pas issu d’une famille de "tradition communiste", mon adhésion au PCF était loin d’aller de soi. Je ressentais en effet depuis maintenant une dizaine d’années des menaces sourdes peser sur les libertés et les acquis démocratiques : le réveil du fondamentalisme religieux aux USA et l’essor des droites autoritaires en Europe me laissaient entrevoir confusément une crise de la démocratie et une remise en cause grave des idéaux hérités des Lumières.
Je pensais que la France était immunisée contre ce fléau diffus… jusqu’ à un certain soir d’avril 2002. C’est alors que, constatant quelles étaient les politiques du gouvernement Raffarin et pour quels intérêts elles étaient mises en oeuvre, je décidai de m’engager politiquement et acquis dès lors une conscience de classe.
Ma naïveté politique était alors telle que j’aurais aussi bien pu être à la LCR qu’au PS ; mon choix s’est porté sur le PCF parce qu’il me semblait conjuguer l’envie d’en découdre avec la droite _absente au PS _ et un certain réalisme politique _ jugé superflu à la LCR.
C’est pourquoi le présent article "Réformisme ou marxisme" me confirme dans mon choix, malgré la lucidité dont Greg Oxley fait preuve à l’égard des instances dirigeantes du Parti mais laisse à penser que nous sommes sans doute condamnés à être broyés entre le marteau de la nécessité d’un discours et un programme radicalement anticapitalistes et l’enclume de notre stratégie de participation au jeu électoral et institutionnel, ne serait-ce que dans le but d’aider la population.
Il semblerait que nous soyons encore dans une période de transition, bien qu’elle touche sans doute à sa fin. Le déclin du PCF et la montée en puissance d’une constellation de "sectes gauchistes" semble correspondre à une période de statu quo où la radicalité est discrètement mise sur la touche et le réformisme la seule voie acceptable pour les "citoyens raisonnables" dans une démocratie apaisée.
Or, comme nous le savons, la période de relative paix sociale que nous avons connue depuis 1945 est en train de se clore et la lutte des classes s’apprête à prendre des formes extrêmement virulentes. Si, comme le disait Raymond Aron, la démocratie est une forme de gouvernement où les conflits inhérents à toute société humaine sont réglés de façon non-violente, on comprend mieux l’actuelle volonté de la grande bourgeoisie de la remettre en question ou, à tout le moins, de s’en affranchir.
(à suivre)
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L’avenir du PCF : réformisme ou marxisme
Le 30 août 2007, par Morgan Termeulen
(suite)
Quel doit donc être le rôle des communistes et du PCF dans le grand conflit qui se prépare en France ?
Il semble évident que, bien que la bourgeoisie semble avancer de façon beaucoup plus sournoise et feutrée que par le passé, les masses sont en train de sortir tout doucement de leur léthargie et de prendre conscience d’elles-mêmes, mais que cela ne se traduit pas de façon mécanique dans les urnes ; il est donc fort possible que le déclin du PCF continue à s’accentuer quoi que nous fassions. Cette dynamique n’est pas, j’en suis convaincu, irréversible car, malgré cela, nous avons la possibilité ainsi que la responsabilité historique d’aider le peuple à prendre conscience de sa force en anticipant les événement qui se préparent.
Nous avons en outre le souci de démonter la hideuse démagogie de la droite sur la valeur travail. Pour cela, rien de tel que de revenir aux textes fondateurs de Marx et de démontrer que les oisifs, les paresseux et les parasites ne sont pas ceux que l’on montre habituellement du doigt mais bien Noël Forgeard et ses complices…
Pour cela, les communistes devront réapprendre ce que jadis ils savaient faire si bien : se frotter au peuple, à sa rugosité même, et lui parler vrai !
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L’avenir du PCF : réformisme ou marxisme
Le 13 janvier 2008, par Ardoin.
Le Parti Communiste demeure un élément politique essentiel dans notre pays, même s’il est électoralement en étiage, des jours meilleurs ne manqueront pas de revenir avec la politque qui est conduite aujourd’hui par des libéraux réactionnaires sans précédent. Ces électeurs s’apercevront vite, si ce n’est déjà fait, que la classe ouvrière n’à rien à attendre d’une bourgeoisie, comme disait Marx qui ne gouverne que pour défendre ses propre intérêt, comme en témoigne les cadeaux faits dernièrement aux plus nantis et les fréquentations du gothas par ce "résident "en mal de prestique, de surcroit hors la loi, comme il l’était déjà comme élu local de la municipalité la plus riche du pays, pour avoir refusé l’application de la loi SRU, aujourd’hui en voulant mettre le mondre du travail dans la précarité, alors que le paragraphe II de l’article V du Pacte International relatif au droits économique- sociaux et culturels qui découle de la déclaration Universelle des droits de l’homme rapporte, " qu’il ne peut être admis aucune restriction ou dérogation aux droits fondamentaux de l’homme," Ce que en clair veut dire qu’il ne peut y avoir de recul en matière de lois sociales, toutes les réductions intentés sur les ratraites depuis 1993 seraient par conséquent caduques. Seulement c’est au peuple de ne pas se laisser faire avec l’aide du PC et des autres partis antilibéraux. Il faut ajouter que la baisse d’influence de PC vient d’abord et avant tout, de la chasse sans merci menée par le patronat dans les entreprises, contre les syndicalistes CGT depuis au moins trente ans, en mettant au chômage tous les salariées de sensibilité de gauche. L’exigence des 2 ans, pour le CNE n’avait pas d’autre but que celui de connaître l’orientaion politique du candiidat à l’embauche, avec possibilité de l’exclure éventuellement en cas de "mauvaise révélation tardive." L’hypocrisie de ce gouvernement va jusqu’à vouloir nous faire croire qu’il veut des syndicats puissants, alors que par exemple dans les PME, les salariés qui vont manifester sont au chômage le lendemain, comme cela s’est déjà vu souvent, De même que les insidieuses propositions de changement de cigle pour ce parti lancés souvent par des opposants sont des manoeuvres pour tenter de le faire disparaître tout simplement.
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L’avenir du PCF : réformisme ou marxisme
Le 14 janvier 2008, par La Riposte
Chers camarades,
Nous remercions le camarade "Ardoin" pour sa contribution, qui soulève un certain nombre de points importants. Nous sommes tout à fait d’accord avec lui quand il dit que le Parti Communiste "demeure un élément politique essentiel dans notre pays, même s’il est électoralement en étiage,"
La Riposte est régulièrement attaquée par toutes sortes d’organisations sectaires, qui ne comprennent pas notre participation et notre soutien au PCF. Si nous sommes au Parti Communiste, c’est pour deux raisons bien simples. Premièrement, c’est parce que, tout simplement, nous sommes communistes. Deuxièmement, c’est parce que nous reconnaissons que ce parti est une organisation tout à fait viable et qu’il dispose encore d’immenses réserves sociales.
Cependant, quand le camarade dit que "des jours meilleurs ne manqueront pas de revenir avec la politique qui est conduite aujourd’hui par des libéraux réactionnaires sans précédent", nous pensons que ceci ne va pas de soi. Malheureusement, la remontée du PCF ne sera pas la conséquence "automatique", pour ainsi dire, de la politique néfaste de Sarkozy et des capitalistes. Cette politique est déjà à l’oeuvre depuis des années, ce qui n’a pas empêché le déclin du PCF.
Le redressement du PCF dépend avant tout de sa politique, de son programme, qui doit clairement proposer une alternative au système capitaliste, ce qui n’est pas le cas actuellement. Son existence même est mise en danger, actuellement, par le comportement d’une fraction relativement importante de sa direction, qui oeuvre consciemment pour sa dissolution.
La Riposte travaille dans le sens inverse. Elle milite pour le maintien et le renforcement du PCF, et pour un retour aux idées fondamentales du communisme, pour un retour aux idées marxistes.
Fraternellement,
Greg Oxley PCF Paris 10.
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L’avenir du PCF : réformisme ou marxisme
Le 19 janvier 2008, par jacques andrèbe
Seulement quelques idées rapides :
1° Que la direction du PCF commande un sondage pour savoir ce que l’opinion pense de nous,attend de nous,nous reproche,pourquoi elle ne vote pas pour nous etc.
2° Que la direction du PCF fasse enfin le bilan de l’expérience de l’URSS(positif,négatif),une vraie étude historique.Car il est évident que nous sommes rejetés en grande partie à cause de ce que l’opinion pense de cette expérience.
3° Que les communistes réapprennent à lire Marx qu’ils ne connaissent plus ,alors que la nouvelle crise de 1929 qui s’annonce confirme magnifiquement ses analyses.
4° je ne sais pas comment envoyer ce message,étant nul en internet…
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